Le défi de l’autosuffisance
De nos jours, le concept d’autosuffisance est soit décrié par certains, ou soit une nouvelle mode par d’autres. Les détracteurs de l’autosuffisance vont prétendre qu’il est impossible de devenir autosuffisant, ou qu’il est extrêmement difficile de le devenir même partiellement. Les arguments utilisés dans les deux cas sont parfois hors contexte, et la conclusion a une forte teinte subjective.
À la base, tout est question de ressources disponibles, du réseau à la portée, de notre capacité physique et psychologique à répondre aux exigences du défi et de notre niveau de connaissance et d’expérience. J’oublie quelque chose? Un manque ou une déficience à l’un ou plusieurs de ces niveaux pourraient effectivement mettre en péril un projet d’autosuffisance.
Analyse de notre situation
Quant est-il pour nous? Avons-nous ce qu’il faut? Sinon, pouvons-nous aller chercher ce qui manque? Je dois avouer que nous n’avons pas fait cette analyse à 100% avant d’embarquer dans ce projet. Il nous manque certainement l’aspect des connaissances et de l’expérience, mais qui possède cette dimension lorsqu’il s’engage dans un nouveau domaine? Le réseau devient alors une clé de succès, et le privilège de pouvoir avoir un mentor ou des personnes clés disponibles pour partager leur temps et expérience sont précieux.
Autosuffisance alimentaire
Notre premier objectif est de viser l’autosuffisance alimentaire. C’est sans doute l’aspect le plus facile de l’autosuffisance. Cependant, il ne suffit pas d’un jardin standard et de quelques poules pour y arriver. Et il n’est pas évident aussi de savoir comment nous pourrions produire nous même certains aliments, tels que le sel, le riz, ou des fruits tropicaux tels qu’ananas ou banane. Nous n’avons pas encore réfléchi ou analysé les options à ce sujet, mais ça viendra.
Dans notre cas, un jardin de 3000 pieds carrés, la mise en place de clapiers à lapin avec plusieurs reproducteurs, 4 poulaillers pour la ponte d’œufs et la viande, et un petit troupeau de chèvres pour le lait et la viande sont nos premiers pas. Et il ne faut pas s’attendre à consommer tout la première année. Ça prend du temps de mettre ça en place. Monter un troupeau de chèvres qui fait du sens, avec un jardin performant et un bon roulement dans la reproduction des poules et lapins à chair, c’est un travail de 1 à 3 ans. Notre première année étant faite, nous commençons à être presque prêts pour la production côté lapin et poule. Pour le lait, ça va bien, mais nous n’avons pas encore une stratégie solide pour avoir du lait frais à l’année.
L’épicerie… encore!
Eh oui… on doit encore aller faire l’épicerie, mais ça nous coûte moins cher qu’il y a un an! Par exemple, nous n’achetons plus nos œufs et produits laitiers à l’épicerie. Nous achetons moins de viande, car nous avons déjà des poulets, lapins et viandes caprines dans le congélateur. Nous avons pendant l’été une bonne récolte de certains légumes. C’est quand même un bon début.
Autosuffisance énergétique
Ce sera notre deuxième objectif, car ça demande beaucoup plus d’investissements. Il faut voir les options selon les ressources disponibles dans le secteur d’établissement. Il est préférable d’aller vers des sources d’énergie renouvelable, telles que l’énergie solaire, éolienne, hydraulique, de biomasse ou encore de géothermie. Chaque type à ces avantages et inconvénients, et ses différents coûts de mise en place.
Dans notre cas, lorsque nous serons à cette étape, nous allons considérer une combinaison d’énergie éolienne et solaire, ayant en abondance les 2 éléments. Il restera à voir les différentes questions de réglementations et de faisabilité, mais nous n’en sommes pas encore là.
Autosuffisance collaborative
Les 2 types d’autosuffisances mentionnés juste avant ne couvrent pas tous les besoins. Par exemple, qu’en est-il de l’aspect financier, de l’habitation, des moyens de transport, du vêtement, des services divers… Il serait utopique de penser être autosuffisant à tous les niveaux. Et ce n’est pas notre intention. Nous vivons en société, et nous avons besoin l’un l’autre, dans une optique de collaboration, de partage et d’entre-aide. Nous aurons toujours besoin de nous déplacer sur de longues distances, nous aurons toujours besoin d’avoir un électricien pour changer un panneau électrique, ou d’un médecin pour un problème de santé.
Le troc
Vient ensuite la notion de troc, et c’est quelque chose de facile et très collaboratif. Il faut cependant un bon réseau, et je ne parle pas seulement de Facebook! Dans un esprit d’entre-aide, il s’agit de mettre à disposition des autres, nos forces, nos expertises et nos productions, et vice versa. Il nous est arrivé d’échanger quelques douzaines d’œufs contre des framboises ou un petit service. Nous pouvons le faire parce qu’on produit plus d’œufs que notre besoin.
Conclusion
En conclusion, c’est un sommaire de notre première année d’apprentissage de l’autosuffisance… et nous en avons encore pour le reste de notre vie à apprendre sur le sujet. C’est pourquoi nous tenterons de vous tenir au courant sur ce blog, sur YouTube, afin d’en aider d’autres… Peut-être vous? Avez-vous une expérience à ce sujet? Est-ce quelque chose qui vous attire? Si oui, pour quelle raison? Laissez un commentaire à ce sujet, c’est avec plaisir que nous vous lirons et nous répondrons à vos questions!



Bonjour,
je vous félicite pour votre projet de ferme pour atteindre une plus grande autonomie alimentaire. Actuellement, j’habite chez mes parents, mais je me prépare aussi pour atteindre mon autonomie alimentaire dans l’avenir. Je suis grandement attirer par l’autonomie alimentaire, mais aussi par la fabrication de mes propres biens au lieu d’aller les acheter. Le coût est moins élevé, en plus je développe des habiletés tout en devenant davantage créatif. Je vais certainement vous suivre dans vos aventures. Bon succès dans vos projets!!!
Merci Michaël! C’est effectivement un projet très emballant et motivant! Bon succès à vous aussi!
Me semble qu’il serait bon de s’unir en petite communauté, un peu comme les amish, mais sans le côté religieux, pour s’entraider et pour ne pas se retrouver seule, un peu comme dans l’ancien temps quand les grand-parents, les parents et les jeunes couples habitaient tous proches et ou dans une même grande maison et travaillaient ensemble toute la journée pour le bien commun. C’est mon rêve.
Bonjour Céline,
Je viens juste de lire ton commentaire et je suis tout à fait d’accord avec ta vision de la chose.
Je cherche désespérément des personnes sérieuses qui voudraient s’unir pour former une petite communauté afin de vivre sainement en autarcie. Pour moi, c’est une question vitale; …je dois y arriver avent milieu juin 2020.
J’ai amassé 100,000$ afin d’acheter un terrain; il faut être réaliste pour y arriver il faut un peu d’argent, ne serais-ce que pour démarrer. Donc, avec d’autres qui voudrait vraiment (…après réflexion) sauter le pas vers l’autonomie réelle à tous les niveaux, j’aimerais que l’on puisse se réunir dans les plus brefs délais afin de voir les attentes de chacun. Si je te dis tout cela de bute en blanc, c’est simplement parce que j’ai aimé ce que tu as écris dans ton commentaire.
Personnellement, Je ne connais personne qui partage ce même genre d’idées. Je suis vraiment seul et j’aimerais participer à quelque chose comme tu as décris dans ton commentaire.
Comme je suis tombé par hasard sur ce site et que je ne sais pas à quelle fréquence tu y reviens; …je te donne mon courriel afin que tu m’envois un message si tu es toujours intéressé et que ta démarche soit toujours réelle et sincère. (si************@***il.com). Si tu connais d’autres personnes tu peux leurs transmetre mon adresse courriel. Cependant, je cherche des gens sérieux et prêt à agir « maintenant » (…avant mi juin) et non dans cent ans.
Je te souhaite une bonne journée,
Jacques
Bonjour Céline.
j’aime ton point de vue.
mais pour commencer dans quelle région.
Je suis d’accord avec Céline . Cependant, pour développé un réseau il faut être prêt un des autres .
Je te laisse également mon courriel :
st****************@***il.com
Boujour,
Je tente de nouveau ma chance en ces temps difficiles. Je recherche une personne qui en a assez de tout ce que l’on veut nous imposer de ce temps-ci. Donc, un personne (femme autonome de préférence) en bonne santé physique et mentale ayant le goût de faire quelque chose de nouveau en se créant une vie paisible, enrichissante dans un milieu relaxant et autosuffisant. Si cela semble te rejoindre, n’hésite pas à communiquer avec moi par courriel (si************@***il.com).
Personnellement, je suis un homme de 64 ans, simple mais pas simpliste, en très bonne santé (physique et mentale). Je suis intelligent et très habile de mes mains qui me permettent d’effectuer tout genre de travaux. Je suis à l’écoute d’autrui et ait une bonne éducation. Les personnes qui seraient intéressées, n’auront qu’à me poser toutes les questions qu’elles voudront; ..il me fera grand plaisir d’y répondre au mieux de ma connaissance.
Pour ce qui est de l’endroit pour s’installer, je n’ai pas vraiment de préférences autres que: …pas dans la ville, ni dans un petit village mais en campagne et idéalement en forêt près d’un cours d’eau. Peu importe, si tu as le goût de l’aventure saine et sereine prend la chance de me contacter; …tu ne seras pas déçu!
Jacques
Je pense qu’il est grand temps de penser à un autre modèle que celui dont nous expérimentées depuis trop longtemps et qui s’avère un échec. La planète et l’humanité souffre, notre alimentation empoisonnée, les sols appauvris etc. L’économie, devrait en être une de partage, mais enrichie les plus riches alors qu’il y a un enfant qui meure de faim à toutes les 7secondes dans le monde.
C’est inacceptable.
La solution est le partage, la collaboration, l’autonomie alimentaire, électrique, le troc, la sobriété, arrêter de surconsommer et d’accumuler des biens inutiles, miser sur le loca.S’unir dans le respect vers des valeurs essentielles. Juste cela est un pas énorme et un geste politique. Unissons nos voix. Voyons ce que l’on peut faire ensemble.
Su***********@***il.com
Suzanne
Je suis prêt à discuter pour débuter une vie en respect avec la vie et la terre…. Je suis sérieux et j’ai toujours aidé mon prochain….
Toutes les solutions exprimées par Suzanne sont excellentes. Mais loins d’être suffisantes.
Je suis également intéressée par cette idée d’autonomie. Mais comment allons nous aider les enfants à l’autre bout du monde qui meurent de faim? Et tous les gens qui souffrent de maladies? Et de problèmes mentaux?
Dans notre société actuelle tant décriée, ils sont pourtant aidé grâce aux programmes sociaux financés par les impôts de tous les citoyens qui contribuent à la société. De même que ceux qui ont réussi socialement et financièrement donnent de plus en plus à des organismes de charité. Tous cela rentre de plus en plus dans les normes. Enfin. Après des milliers d’années de survie égoïste. Alors pourquoi vouloir reculer et fuir pour une vie reclue et limitée?