Devenir gentlemen farmer peut-elle engendrer la passion agricole?

Devenir gentlemen farmer peut-elle engendrer la passion agricole

D’où nous venons…

Voilà presque un an maintenant que notre rêve est devenu réalité : s’établir sur une fermette, apprendre l’autosuffisance… et devenir gentlemen farmer! Ce ne fut pas facilement réalisable, et nous avons dû affronter quelques épreuves, ma femme Bianca, mon fils Émanuel et moi-même. Parlant de nous… une courte introduction de notre arrière-plan.

Ma femme Bianca et moi sommes mariés depuis maintenant 18 ans. Bien que cela ne soit pas toujours garant de succès, nous nous sommes rencontrés sur Internet! MIRC, vous vous rappelez? Après 6 ans d’essai et d’attente, Émanuel arrive enfin, lui qui a été tant attendu! Les problèmes d’infertilité ne sont pas au-dessus de la puissance du Dieu en qui nous croyons.

Ma femme a une formation en service de garde et a travaillé quelques années dans ce domaine. Pour ma part, j’ai une formation en informatique, et travaille dans ce domaine depuis maintenant 23 ans. Je suis comme on pourrait l’appeler au Québec, un « pouceux » de crayon… ou plutôt de souris dans mon cas.

L’élément déclencheur

Depuis quelques années, des allergies et intolérances sont apparues pour Bianca et Émanuel. Nous avions besoin d’une alimentation plus saine, sans gluten et sans produits laitiers (caséine bovine). Heureusement, avec le temps, nous avons découvert les bienfaits des produits de la chèvre (surtout le lait). Nous avons aussi découvert que Bianca pouvait en consommer sans problèmes. Nous étions aussi sensibles aux produits chimiques consommés tous les jours par les différents produits transformés, et même les fruits et légumes. Manger bio devient alors notre but!

Manger bio, sans gluten et seulement des produits laitiers caprins (de la chèvre), laissez-moi vous dire que ça double et triple la facture d’épicerie. C’est donc un peu de là qu’est né notre désir d’aller vers l’autosuffisance. Dans un premier temps, nous visons l’autosuffisance alimentaire, et nous verrons plus tard pour le reste.

Vivant une vie de banlieusard, environ un an avant l’acquisition de notre fermette, nous avons commencé nos recherches. Travaillant au centre-ville de Montréal, je ne voulais pas trop m’éloigner. Mais vivant sur la Rive Nord, cela me prenait déjà 1h15 matin et soir, j’étais donc déjà habitué de voyager. Mes collègues au bureau m’appelaient le gentleman farmer, car ils étaient au courant de notre projet. Je trouvais cette appellation intéressante, et en même temps intrigante. Je n’avais jamais réalisé avant ce que cela impliquait, et j’allais le découvrir.

Gentleman-farmer?

Par définition, un gentleman-farmer (littéralement : gentilhomme fermier) est, au Royaume-Uni, un gentleman qui exploite une ferme de petite taille (gentleman’s farm). Il le fait pour son agrément personnel et non dans un but de productivité alimentaire, car il dispose de revenus indépendants. (Source : Wikipedia). En effet, je ne planifiais pas quitter mon emploi, mais plutôt changer le style de vie.

Pour ce qui est de l’aventure entourant le magasinage de notre fermette, et comment nous avons surmonté les épreuves entourant cette étape, j’écrirai un texte plus tard. En effet, je suis persuadé que nous pourrons aider d’autres qui veulent aller dans la même direction (Regardez notre épisode spéciale sur le sujet).  Pour le moment, je voulais plus me concentrer sur cette réalité, soit que nous sommes bel et bien des gentlemen-farmers bien établis. Ce n’est pas les projets qui manquent, et je dois dire aussi que nous sommes en meilleure santé depuis que nous sommes sur la fermette. Nous avons plus d’animaux que nous pensions en avoir, et nous ne voyons pas le temps passé lorsque nous sommes dans la grange, à en prendre soin.

Le début de la passion!

Et c’est un indice… quand on ne voit pas le temps passé à faire une activité, c’est un signe que nous aimons ce que nous faisons. Et quand nous aimons ce que nous faisons, une passion peut émerger. Je crois sincèrement que ça prend une passion pour devenir gentlemen farmer. Ça prend une passion pour prendre soin des animaux, car on ne peut plus partir plusieurs jours sans avoir quelqu’un pour s’occuper des animaux. On doit mourir à soi-même en quelque sorte, et sincèrement, je ne le regrette pas. Et je crois parler aussi pour Bianca et Émanuel!

Il y a une valorisation dans cette activité. Constater le bien-être des animaux, de les voir s’amuser et vivre, d’améliorer les installations pour nous faciliter leur entretient et améliorer leurs vies, c’est gratifiant. C’est aussi une excellente mise en forme. Nous avons perdu du poids, Bianca et moi, et nous avons plus d’énergie qu’avant. La vie de gentlemen farmer nous ramène en quelque sorte dans le temps de nos grands-parents, avec la technologie d’aujourd’hui!

Le partage avec notre vlog YouTube

Ayant déjà une chaîne YouTube dans laquelle nous partageons notre quotidien, sous forme de Vlog, ce blog devenait la suite logique. Nous voulons partager notre expérience, nos erreurs, nos succès. Il y a aussi des trucs, des recettes, des plans pour des projets, et des anecdotes que nous désirons partager. Nous croyons ainsi pouvoir aider d’autres qui voudraient aller dans la même direction, dans la réalité du Québec. Nous n’avons pas trouvé d’autres familles au Québec qui partageait de façon régulière la vie sur la fermette sous forme de vlog. Si vous en connaissez, écrivez un commentaire en bas, ou si vous êtes dans ce contexte et désirez commencer, nous vous encourageons à le faire!

Je vous invite donc à vous abonner à notre blogue, et à notre chaîne YouTube, et aussi nous suivre sur Facebook. Vous serez ainsi tenus au courant de nos publications.

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